
Encore des élections !
Le thème est lancé et imposé : l’économie d’abord.
Soit.
Mais à la base de l’économie d’aujourd’hui –et celle de demain encore bien davantage– il y a le savoir. Et le savoir passe dorénavant par l’accès libre à l’information et à la connaissance. Cet accès, au 21e siècle, passe indéniablement par Internet.
Quelle évidence, vous direz, n’est-ce pas?! L’initiative « Plan numérique pour le Québec » me fait réfléchir et réagir.
En appui à l’initiative, en effet, on peut se demander pourquoi encore aujourd’hui des centaines de milliers de foyers québécois n’ont toujours pas accès à Internet? En fait, c’est plus du tiers de la population qui n’y a pas accès au Québec, par rapport à seulement 15% en Alberta par exemple.
C’est aussi au Québec que le taux d’utilisation d’Internet à la maison est le plus faible de tout le pays avec seulement 8,8 heures d’utilisation par semaine contre 11,9 heures en Alberta. (Oui, la langue est un facteur. Raison de plus pour réagir!).
C’est encore au Québec qu’on note l’augmentation de l’utilisation d’Internet la plus faible de toutes les province entre 2004 et 2007 : 2,2 % contre 6,3 % en Alberta (la meneuse encore une fois). (source : RechercheInternetCanada).
Un besoin d’agir
Les mesures pour illustrer le retard su Québec en matière d’accès et d’utilisation de l’Internet sont nombreuses. Ce rapport tout à fait crédible de Recherche Internet Canada en fait foi comme d’ailleurs d’autres le montrent également. Pouvons-nous accepter ce retard? Évidemment que non. Alors, où mettrons-nous nos priorités de développement au Québec?
L’économie est certes le moteur du développement (sans en être le seul évidemment!), mais sans l’éducation, la culture et le savoir, à quoi bon? Au delà de la question de la langue –il est indéniable que la connaissance de l’anglais fait voyager plus loin sur la toile–, il faut se poser cette question et y accorder non seulement du temps de réflexion mais aussi suffisamment de ressources pour éventuellement agir de façon efficace
Voilà donc la prémisse de base de l’initiative « un Plan numérique pour le Québec ». Doter le Québec d’un plan efficace pour non seulement combler le retard accumulé, mais propulser véritablement notre société dans le 21e siècle.
Un Plan numérique pour le Québec
L’idée du plan numérique a été lancée via le YULBiz-Montréal par Patricia Tessier (mise à jour du 2 nov ici) et Michelle Blanc. Elle est maintenant appuyée par des centaines de gens du milieu du Web et des affaires (le nombre croît à chaque jour). J’ose croire que d’autres milieux s’y accrocheront : l’éducation, la santé, la culture, le monde universitaire et de la recherche fondamentale, etc.
L’intention touche tous les volets de la société; les retombées et les bénéfices de même.
Une vision d’abord
Ce plan doit cependant être issue d’une vision, une vraie : inspirante et fédératrice, constructive et porteuse d’un avenir prospère et gagnant pour nous, nos enfants et les leurs.
Le Québec est en retard. Il faut donc agir pour remédier la situation. Il faut aussi assurer la cohérence des actions et les aligner sur une vision.
Je mets donc mon épaule à la roue pour contribuer à créer cette vision d’abord. Je suis en faveur au développement d’une vision du Québec qui inclut cet outil essentiel qu’est l’accès libre à Internet pour tous. J’appuie cette initiative qui vise à doter tous les québécois d’un accès au Web, à toutes les PME la chance de bénéficier de la puissance de développement que le Web pourra leur apporter, à tous les élèves, étudiants et chercheurs, cet outil essentiel d’accès et de partage, et à la société, un espace de communication ouvert et authentique, résolument libre et égalitaire.
La concurrence mondiale qui règne déjà en ce tout début de 21e siècle appelle des outils du 21e siècle. La planète entière est au bout de nos doigts. À nous de faire que ça soit les doigts de tous les québécois.
Notre avenir en péril
À défaut d’agir, c’est plus que notre culture qui sera en péril, mais notre avenir.
J’espère tout de même un autre « Culture en péril » pendant cette élection provinciale, mais cette fois appliquée à cette cause plus grande et encore plus importante car touchant toutes les couches et tous les volets de notre société.
Sans tout mettre mon espoir dans une seule campagne virale de ce type, j’ose croire que si quelqu’un prenait le bâton du pèlerin (ou du créatif) pour toucher la population avec un clip accrocheur, on se donnerait un premier pas d’avance pour convaincre nos politiciens d’y accorder plus d’importance et de nous présenter leur vision du Québec (au delà des cassettes usuelles qui s’empoussièrent).
Déjà, visionner ce clip dont Éric Baillargeon faisait mention sur son blogue ce matin, c’est un premier pas pour reconnaître et prendre conscience de l’ampleur du changement d’ère que nous vivons.
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Mon thème à moi pour la campagne sera donc « Une vision d’abord, OUI ». Cette vision passera par une politique d’accès à la connaissance et au savoir. C’est ma vision de mon Québec de demain : tourné vers le monde, en avant du monde, faisant partie des leaders.
Je parie que l’idée fera sont chemin et finira par faire les manchettes sous peu…
1 commentaire ↓
[...] François Laroche [...]
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