Hum… Le croira-t-on vraiment?
Est-ce qu’on peut véritablement se passer d’un site web si on crée, par exemple une page sur Facebook ? On a alors un site bien indexé, des URL pertinents, un courrielleur gratuit pour faire des campagnes de courriels, un capacité multimedia, la possibilité d’inviter des fans à des événements, montrer des présentations avec SlideShare, etc., etc.
Alors, on concentre tout sur Facebook ?
La question est posée par Paul Donay dans son billet : « With Facebook Pages, Who Needs a Website? » sur Marketing Profs Daily Fix. La question est pertinente seulement du fait que plusieurs se la pose, dont Paul (et ses clients aussi!). Mais est-ce que la bonne réponse est dans la question? Pas sûr du tout.
Entre autres choses, voici quelques inconvénients qui me saute à l’esprit pour qui voudrait concentrer sa présence web sur Facebook.
- Partage de l’espace web avec une autre marque forte et contrôlante; voire perte complète d’identité.
- Absence de contrôle sur l’outil dans sa globalité.
- Manque d’unicité et de contrôle sur l’expérience web (comment faire vivre sa marque dans un tel environnement?)
- Non accessibilité du site (politique anti-FB dans certaines compagnies pendant les heures d’affaire; besoin d’un compte FB, etc.).
- Écart avec l’auditoire ciblé (FB ne rejoint pas tout le monde).
- Modèle d’affaire encore instable. Est-ce que FB sera un bon partenaire d’affaire demain ? est-ce une relation durable ?
- Est-ce un outil qui vous permettra de vous différencier efficacement sur le Web ou dans vos communications ? Ou ne sera-t-il pas plutôt une contrainte pour ce faire ?
Je crois que vous aurez beaucoup d’autres éléments à ajouter à cette trop courte liste. En fin de compte, je suis assez convaincu que la réponse à la question est invariablement : non, Facebook ne suffit pas.
Ceci dit, Facebook est clairement en train d’émerger comme un canal de communication et d’interaction pertinent –parmi plusieurs autres, évidement–, et ce, même pour des entreprises oeuvrant dans le B2B. Le phénomène est assez fort et semble s’installer à demeure. De fait, quoi qu’il advienne de FB, les réseaux et médias sociaux, qui sont le véritable phénomène sous-jacent à la popularité de FB, sont, eux, bien lancés.
Tout ceci ne fait que prouver une fois de plus que les stratégies Web ne doivent plus se limiter qu’à l’encadrement d’un seul site Web –évidence pour les initiés; surprise probable pour les profanes–, mais bien à considérer le web comme un grand territoire dans lequel il faille définir et occuper un espace propre pour sa marque. Territoire d’ailleurs qu’il faut surveiller et gérer dorénavant en continu.
Alors FB comme seule présence Web?
3 commentaires ↓
Excellente question!
Je pense que FB nous apprend à aimer les contenus riches et multimédia et enfoncer le clou dans le cercueil du site web statique…
La question pour moi se déplace vers: comment un gestionnaire de contenu bien géré se compare-t-il avec un blogue soigné?
J’avoue que la question me laisse perplexe: un de mes ‘conseillers’ en marketing et pub me dit de tout migrer sur WordPress, l’autre de garder mon site classique.
Go Figure!
Tu apportes d’excellents arguments, François. Toutefois, nombre de ces contraintes sont éliminées dans un blogue WordPress par ex. Un blogue se personnalise… et avec les pages statiques, il peut très bien jouer le rôle d’un site… avec en plus, des capacités référentielles inégalées.
Tout à fait d’accord pour WP. Cette alternative tout à fait facile à gérer et très performante ajoute aux arguments de ne PAS limiter sa présence web à un groupe Facebook !
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