Le “greenwashing” (voici une autre définition), c’est en quelque sorte du blanchiment environnemental. C’est s’approprier des vertus écologiques dans une promesse commerciale sans que ça n’en soit le cas véritablement. C’est en quelque sorte un leurre pour stimuler un changement d’attitude et éventuellement de comportement (d’achat). Imaginez des pesticides “verts” ou un Hummer Hybrid (s’il existait… qui l’aurait?).
Leurre, demi-vérité, mensonge, irrespectueux, asocial, amoral? Qu’en pensez-vous? Votre société pratique-t-elle le greenwashing?
Le phénomène est en croissance étant donné que l’environnement est un sujet si chaud. Bien sûr, plusieurs voudront s’attirer cette image de bon citoyen (corporatif) qu’une étiquette verte peut apporter. Comme l’intérêt est grand, l’attrait de l’abus l’est tout autant…
C’est donc aussi un phénomène en croissance que celui de dénoncer ces réclames vertes blanchissantes. Voyez par exemple ce site, Greenwashing Index, commandité par EnviroMedia Social Marketing et l’école de journalisme et de communication de l’université de l’Orégon.
« Le pouvoir aux consommateurs ! Dénoncez ces abus! »
Plus sérieusement —et probablement une action qui aura plus d’impact à long terme— voyez aussi cette nouvelle annonçant que la firme réputée PriceWaterhouseCoopers (PwC), l’agence Havas, l’ADEME et l’entreprise de produits de luxe LVHM s’unissent pour lancer l’ÉcoPublicité, « L’outil d’évaluation environnemental quantifiée pour vos campagnes média ».
Méthodologie rigoureuse, des grandes réputations sur la lignes, des moyens à profusion, est-ce que ce sera suffisant pour bousculer les pratiques? pour changer les comportements des décideurs? L’intérêt du véritablement vert l’emportera-t-il sur celui du fabricateur?
Quelle publicité faussement verte voulez-vous dénoncer? Quel est l’empreinte environnemental de votre dernière campagne?
(aussi publié sur BlogueMarketingInteractif)
5 commentaires ↓
ça serait donc mettre la qualificatif gentil devant tous les adjectifs méchants ?
Il faut absolument lire Le Soleil de ce samedi 22 mars, à ce sujet !
http://www.cyberpresse.ca/article/20080322/CPSOLEIL/80321179/6787/CPSOLEIL
[…]
Évidemment, le but premier est de reprendre le marché perdu, tout en se drapant d’une image plus écologique. Ce que nos voisins appellent du greenwashing, nos cousins, de l’écoblanchiment; une tendance qui gagne évidemment en popularité.
«C’est une bonne idée de marketing, sans plus», estime Frédéric Lasserre, un expert des questions reliées à l’eau de l’Université Laval. «Qu’ils fassent des efforts (pour l’accès à l’eau), c’est bien, mais ils le font en vendant des produits non nécessaires. D’ailleurs, ils pourraient très bien le faire sans l’associer aux bouteilles d’eau…»
[…]
Il y a encore évidemment beaucoup d’information essentielle qui n’est pas véhiculée par les média. Et beaucoup d’hypocrisie dans ce secteur. On essaie de faire croire, par exemple, que les citoyens sont les seuls à devoir corriger la situation alors qu’il n’en a effectivement pas le pouvoir. C’est l’industrie qui est le plus gros consommation d’eau. Quelle est la solution…
Interessant les commentaires sur le “Greenwashing”. Comment fait-on pour pousser des strategies d’eco-marketing sans etre accuse de GreenWashing?
Tes commentaires
L’authenticité!
Le consommateur n’est pas dupe aux exagérations et aux arguments tendancieux que trop d’entreprises utilisent désormais pour tenter de se démarquer.
Une promesse et un discours francs, honnêtes et authentiques, c’est probablement le seul bon moyen de s’approcher de la vérité qu’un produit porte en lui… et que le consommateur découvrira.
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